Dj Charlie Baltimore

Si on naît dans le Kentucky et qu’on est passionné de musique, il est inévitable de se plonger dans la musique country. Willow Jones le sait bien vu qu’il y est né. Mais il savait aussi qu’il y avait d’autres genres intéressants à découvrir et c’est ce qui l’a poussé à chercher d’autres inspirations musicales. Après avoir vécu dans sept villes américaines différentes, il quitte les États Unis à l’âge de 18 ans en direction de Londres pour rejoindre son père. Toutefois, le destin lui joue un mauvais tour et le lendemain de son arrivée dans la capitale anglaise son père fait faillite : ils se retrouvent sans domicile mais tout cela n’affecte pas la détermination de Willow et encore moins sa passion pour la musique. Presque dix ans après, nous l’avons rencontré à Paris où il se produit régulièrement sous la direction de Starclash Records. Son nom de scène est DJ Charlie Baltimore et le collectif artistique qu’il a fondé à Londres s’appelle Jack of All Trades.

Nous avons commencé en lui demandant justement la signification de cette expression :

En anglais on l’utilise pour indiquer quelqu’un qui sait tout faire. Je m’y identifie, je me sens un « Jack of all trades » en musique car j’aime tous les genres, sans distinction.

  • A propos de musique, quand as-tu décidé de t’y consacrer ?

Ce n’est pas vraiment une décision car c’est quelque chose que je fais depuis tout petit. Ma mère étant pianiste, elle m’a appris à jouer du piano quand j’avais 8 ans. Ensuite j’ai appris à jouer de la batterie et de l’harmonica. Mais je me rappelle quelques moments précis où j’ai compris que cela devait devenir mon métier : par exemple quand mon père m’a offert un CD de Gilles Peterson, « Journeys by Djs », qui a changé ma vie. J’avais 14 ans et je me suis dit : « C’est ça que je veux faire ! ».

  • Quels artistes représentent une source d’inspiration pour toi ?

L’inspiration est partout, d’abord dans les personnes qui m’entourent. Dans le domaine musical, Bonobo m’influence beaucoup et Mark Rage aussi. En ce moment je collabore avec Black Pepper et ça m’excite beaucoup ce qu’on est en train de faire.

  • Quel concert t’a marqué le plus jusque-là ?

Le Glastonbury Festival de l’année dernière a été tout simplement la meilleure expérience de ma vie ! J’ai pu y jouer mes propres morceaux en live avec un groupe. Un autre moment fort de ma carrière a été le Festival Off-Rock the Pistes lorsque j’ai fait la première partie du groupe anglais Will And The People.

  • Dans quelle ambiance tu réussis à t’exprimer le mieux ?

J’adore jouer, donc peu importe la situation. Ça peut être lors d’un grand festival ainsi que pour une soirée familiale : je me rappelle d’avoir joué pour l’anniversaire d’un ami de mon père et ça a été incroyable car je voyais que les invités s’amusaient comme des fous ! C’est ça qui m’intéresse et m’excite et c’est pour ça que j’aime mon métier. Mieux vaut jouer pour 100 personnes qui s’exaltent grâce à ta musique que pour 5.000 qui restent indifférentes.

  • Tu es basé à Londres depuis une dizaine d’années mais tu viens souvent à Paris. Quelles différences as-tu pu constater entre ces deux capitales en termes de musique ?

J’habite à Londres mais mon objectif est de travailler et grandir en Europe où les villes les plus importantes deviennent de plus en plus connectées musicalement. En ce qui me concerne, j’ai remarqué que je me sens plus libre de jouer quand je suis à Paris : cela est dû au fait que la ville est très ouverte aux différents genres musicaux, beaucoup plus que Londres où les clubs proposent souvent le même genre pendant toute la nuit. Cela me permet d’être plus créatif à Paris, surtout parce que je peux varier entre l’afrobeat et le hip hop en passant par les rythmes latins.

  • Comment tu t’imagines dans quelques années ?

Pour le moment j’aime monter sur scène et j’aimerais faire de plus en plus de concerts mais peut-être dans quelques années mes performances live laisseront la place à la composition.

  • Est-ce qu’il y a quelqu’un que tu tiens à remercier ?

Je sais que je ne suis qu’au début mais je ne serais nulle part sans l’aide et le soutien de mes parents qui ont toujours cru en moi, de mes amis et de tous ceux qui collaborent à mes projets ainsi que mon label parisien Starclash Records.

  • Quant aux projets, quand est-ce que nous pourrons te revoir sur scène à Paris ?

Le but est de faire au moins une performance par mois à Paris. Le 1er mars dernier j’ai pu partager la scène du Kube Hotel avec le rappeur Leetoh et ça a été formidable. Nous collaborons maintenant pour créer des morceaux ensemble. En plus c’est drôle car je ne comprends pas tout ce qu’il me dit mais ça me plait. C’est la preuve qu’on peut transmettre des émotions même sans dire un mot. Vous pourrez le tester le 18 avril prochain au Mob Hotel à Saint-Ouen.

Pour l’écouter : crédit Alex Denholm

 

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Fiorella

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