Adam Naas au Festival Chorus

Après avoir vu sa performance dans la Grande Seine de la Seine Musicale, on s’attendait à rencontrer un artiste exubérant et sûr de soi. En vrai, on avait tort. Car lorsqu’il n’est pas sur scène, Adam Naas s’avère être plutôt timide et réservé. Mais qu’est-ce qui se cache au delà du masque de l’artiste extravagant et confiant ?

ABE Photographie

Surprenant et caméléon. C’est ainsi qu’on pourrait définir Adam Naas. Ce chanteur à la voix unique et au timbre très reconnaissable est connu du grand public depuis la sortie en 2016 de Fading Away, son premier morceau de succès. A l’occasion de la 31ème édition du Festival Chorus à la Seine Musicale il nous a conquis grâce à sa personnalité et séduit avec sa voix capable d’atteindre les notes les plus graves ainsi que les plus aiguës. A un certain moment, on a même crû qu’il n’était pas seul en scène, tellement sa voix pouvait changer. On le lui a avoué lors de notre interview et il nous a répondu en riant que ça l’amuse. Effectivement, on a vraiment l’impression que la scène est son habitat naturel.  

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  • Est-ce que tu te souviens d’un moment précis où tu as compris que c’était ta voie ?

J’ai passé longtemps à chercher ma place sans la trouver mais lorsque je suis monté sur scène pour la toute première fois et je me suis trouvé face à un public j’ai compris que j’avais trouvé ma voie. C’est la scène et le fait de partager ma passion avec mes meilleurs amis.

  • Souvent tu as été comparé à des artistes de renom tels que Prince. Quels sont tes sources d’inspiration ?

Musicalement j’écoute tellement d’artistes différents qu’il est impossible d’en choisir un seul. Je dirais plutôt qu’ils m’ont tous influencé. C’est surtout la personnalité de certains artistes qui m’a beaucoup inspiré et conforté. Je pense à Prince justement, ou à David Bowie et Freddie Mercury. Ce sont des artistes qui semblent nous dire « Voilà, je suis comme ça, un peu bizarre, et alors ? ». J’aime cette extravagance.

  • Comment tes morceaux naissent-ils et de quoi aimes-tu parler ?

J’ai un studio à la maison que je partage avec les autres musiciens et c’est là où je me sens le mieux pour composer car j’ai tout à portée de main et je peux écrire du matin jusqu’au soir. Quant aux sujets de mes chansons, en général j’aime raconter des histoires de ma vie. Mon 1er album s’appelle The Love, parce que je ressentais le besoin de parler d’amour, c’était comme si j’avais un poids dont je voulais me débarrasser. Je trouve qu’aujourd’hui ma façon d’écrire a un peu changé par rapport au passé : j’aime de plus en plus jouer avec l’écriture, adopter un style un peu cinématographique et référencier les choses : par exemple, je n’utilise pas le mot « bière » dans une chanson mais « Stella ».

  • Donc est-ce qu’on peut apercevoir plus de maturité dans tes chansons les plus récentes ?

En ce moment je n’ai plus envie de me livrer autant, peut-être parce qu’au début j’étais très sensible lorsque je composais mes premières chansons et les gens parlaient d’un artiste à fleur de peau : c’est une expression que je n’aime pas, donc cela m’a un peu énervé et par conséquence maintenant j’utilise davantage de métaphores et je garde une certaine distance. 

  • Au vu de ton jeune âge, est-ce que c’est difficile de gérer la pression ?

Non, je ne dirais pas que c’est difficile, au contraire faire de la musique c’est la seule chose qui ne me fait pas stresser. Quand j’étais petit j’étais un peu tourmenté par tout alors que dans la musique j’ai l’impression que tout est simple et je ne ressens aucune pression. Je le vis comme quelque chose de libératoire, car c’est ma musique à moi, ce sont mes projets et c’est moi qui décide.

  • De ton point de vue, quelle est la meilleure période musicale ?

Sans aucune hésitation les années Soixante, surtout entre 1956 et 1965.

  • Né d’un père égyptien et d’une mère franco-algérienne, de quelle manière tes origines ont influencé ta musique ?

Malheureusement je n’ai pas encore trouvé le moyen d’introduire cet aspect dans ma musique mais j’aimerais beaucoup réussir à le faire prochainement car mes racines sont très importantes pour moi et je voudrais que cela s’entende dans mes chansons.

  • Est-ce qu’il y a des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

J’aimerais collaborer avec des réalisateurs de films, par exemple avec Gregg Araki, car j’aime beaucoup ses projets et l’empreinte qu’il y laisse. Mon rêve serait de composer de la musique pour lui un jour ou juste de le rencontrer, cela me rendrait déjà très heureux !

  • Comment est-ce que tu te vois d’ici 10 ans ?

J’aimerais avoir un petit cottage très vieux au dessus d’une colline très verte, avec un petit chat et une grande bibliothèque encombrée de livres qui sentent le vieux. 

 

Fiorella

(Si vous souhaitez lire l’article en italien, cliquez ici)

 

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Copyright photos : http://www.abephotographie.fr/

 

 

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