DUMAS à L’OLYMPIA

Dumas, l’étoile du rock canadien, présente son nouvel album, Nos Idéaux, dans l’un des plus beaux théâtres de Paris : l’Olympia.

Il existe des lieux qui marquent les esprits. Des lieux où on ressent l’héritage et le poids du passé. C’est le cas de l’Olympia, le mythique music hall du IXème arrondissement de Paris. Mythique parce que c’est la plus ancienne salle de spectacle de la capitale encore en activité (elle date de la fin du XIXème siècle) et deuxièmement parce qu’elle a accueilli les artistes les plus célèbres de la scène française et internationale : Georges Brassens, Johnny Hallyday, Dalida Edith, Piaf Yves Montand et Jacques Brel juste pour en citer quelques uns. Sans oublier que les Beatles et les Rolling Stones y firent leurs premiers concerts à l’étranger. Quant aux artistes italiens, les noms les plus célèbres sont montés sur la scène de l’Olympia : Mina, Paolo Conte, Zucchero, Laura Pausini, Claudio Baglioni et on pourrait continuer car la liste est longue.    

Tout récemment l’Olympia nous a invités à une soirée de concerts au nom du Canada : les très attendus Cowboys Fringants, originaires du Québec, fêtaient leur dixième passage au 28, rue des Capucines et pour bien commencer la soirée ils ont laissé la scène à un autre artiste québécois, Dumas. Fort de ses vingt ans de carrière et de 11 albums, Dumas est une véritable star rock au Canada, gagnant de plusieurs festivals et capable de jouer 40 fois à guichet fermé. C’est lui que nous avons eu le plaisir de rencontrer, juste avant sa performance à l’Olympia.

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  • Comment est-ce que tu te sens avant de monter sur scène ? As-tu des rituels ?

 

Je me rends compte que je deviens de plus en plus nerveux en vieillissant. Ça doit être le contexte aussi, car au Québec je connais mon public, tandis qu’ici non. Quant aux rituels, j’ai commencé à faire du jogging avant les concerts et de la méditation aussi, ce qui m’aide à me détendre et à me concentrer.

 

  • Aujourd’hui c’est ta deuxième performance à l’Olympia. Comment a-t-il réagi le public hier soir ?

 

Le concert d’hier s’est très bien passé, j’ai vu le public joyeux et heureux de m’entendre. J’ai essayé de l’emmener dans mon univers et finalement j’ai réussi à le faire danser, ce qui m’a fait énormément plaisir car c’est un public qui ne me connaît pas du tout. Donc c’est un grand défi pour moi car cela signifie repartir à zéro.

 

  • A propos de public, est-ce que tu remarques des différences entre le public québécois et le public français ?

 

Oui, absolument ! Je dirais que le public français est très attentif aux textes des chansons : il écoute vraiment les paroles et chante avec moi alors qu’au Québec les spectateurs sont juste plus énergiques.

 

  • Ces concerts sont pour toi l’occasion de présenter au public ton nouvel album, Nos idéaux : comment est-ce que tu le décrirais en quelques mots ? Quels sujets sont-ils abordés ?

 

L’album s’appelle “Nos idéaux” car j’ai 38 ans et j’ai trouvé intéressant de repenser aux idéaux que j’avais quand j’ai commencé ma carrière à 20 ans et voir ce qu’ils sont devenus. Donc l’album part de ce questionnement et chaque chanson touche des thèmes généraux dans un mélange d’influences : j’aime la musique british et la musique dansante de LCD Soundsystem mais tout cela mélangé dans un contexte francophone.

 

  • Est-ce que le fait d’être canadien a influencé et influence toujours ton art ?

 

Oui, ça l’influence car même si j’aime beaucoup la musique british et américaine, je trouve important de chanter en français, de garder notre culture vivante.

 

  • As-tu jamais pensé chanter en anglais ?

 

Non, car j’ai toujours pensé en français donc ça ne serait pas naturel pour moi de chanter en anglais.

 

  • Est-ce que tu as toujours nourri le rêve de devenir chanteur ?

 

Jusqu’à l’âge de 18 ans je distribuais des flyers pour des spectacles et je n’aurais jamais imaginé tout ce qui m’est arrivé après. Tout a changé grâce à un concours que j’ai gagné à 18 ans à Québec : cela m’a permis de signer un contrat et de démarrer ma carrière. C’est depuis l’âge de 23 ans que j’ai la chance de pouvoir vivre de ce métier.

 

  • Est-ce qu’il existe pour toi un lieu idéal pour composer ?

 

Je suis quelqu’un qui ressent beaucoup le spleen. J’essaie d’écrire un peu chaque jour chez moi, je donne forme aux premières phrases, aux premières maquettes. J’ai besoin de m’isoler dans le moment de la création : c’est pour ça que ce dernier album, “Nos idéaux“, je l’ai réalisé à New York car je voulais m’isoler et je trouvais intéressant de travailler avec des gens qui ne me connaissaient pas du tout.

 

  • Dans quelle ambiance tu préfères te produire ? Lors de festivals ou plutôt dans des contextes plus intimes ?

 

Je n’ai pas vraiment de préférence. J’aime alterner ces deux situations car c’est quelque chose qui me garde vivant. Mais surtout, ce que j’aime est quand le public se donne à fond.

 

  • Est-ce que tu peux nous raconter ton meilleur et ton pire souvenir ?

 

Le souvenir le plus beau remonte à 2005, quand j’ai partagé la scène avec Alain Bashung lors du Festival des Francofolies de Montréal (https://www.youtube.com/watch?v=4JtDKOA73UU). C’est un moment qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Au contraire, les pires souvenirs sont toutes les fois que j’ai eu des problèmes techniques : c’est ma peur la plus grande.

 

  • Avec quels artistes souhaiterais-tu collaborer ?

 

J’ai partagé trois fois la scène avec Matthieu Chedid à Montreal et j’aimerais qu’il partage un jour ma scène en France, car ce serait un bel échange. Ensuite, je connais bien Beatrice Cœur de Pirate et j’aimerais écrire une chanson avec elle un jour. On se le dit depuis longtemps.

 

  • Tu es auteur, compositeur et interprète. Laquelle de ces étapes te passionne le plus ?

 

Je m’aperçois que l’écriture me passionne de plus en plus. Dans le futur j’aimerais me lancer un défi et écrire des textes pour des artistes français.

 

  • Quels conseils est-ce que tu donnerais à un adolescent qui veut se consacrer à la musique ?

 

Je lui conseillerais de rester dans le plaisir. Il n’y a pas de voies à suivre, chacun doit faire à sa façon.

 

  • Et quels conseils est-ce que tu donnerais à Dumas d’il y a vingt ans ?

 

Je lui dirais de profiter plus, de savourer les moments. J’ai toujours été très pris par ma carrière et je n’ai pas assez profité. C’est des choses qu’on comprend avec l’âge.

 

  • Si on te demandait d’utiliser trois mots pour présenter ton nouvel album aux gens qui viendront l’écouter ?

 

Grooveintrospectionlumière. Car même s’il y a des morceaux plus introspectifs, je veux que les gens oublient leurs soucis quotidiens le temps du concert.

Nous pouvons vous confirmer que c’est bien ce qu’il arrive.

 

Fiorella

 

Informations générales

 

Site Internet : http://www.dumasmusique.ca/

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Instagram : https://www.instagram.com/dumasmusique/

You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=Qxz_PcQuqUE&list=RDEMnve9qSZmoBZt7jUMM6vdCg

 

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