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Articles en françaisInterviste

SCARECROW : DU BLUES, DE L’HIP-HOP ET DU PLAISIR DE JOUER DE LA MUSIQUE 

Di 13/10/2016Aprile 30th, 2021No Comments

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  • L’Italie accueille bien… Vous êtes expressifs, chauds…

L’interview ne pouvait pas mieux commencer, je me suis dit. En effet, les deux représentants de Scarecrow que nous avons rencontrés étaient de retour d’un concert en Italie. Le public italien leur plaît et le plaisir est réciproque. Mais ce n’est pas seulement le public italien qui s’éclate lors des concerts de ce groupe qui est désormais connu au niveau international : des États-Unis à l’Australie où ils sont actuellement en tournée.

foto-4Assis à un café parisien près de Place de la République, Antibiotik Daw le rappeur et Slim Paul le bluesman ont l’air cool, c’est tout. Ils nous transmettent la sensation de ceux qui suivent leur passion, jouer de la musique, rien plus que cela. Malgré leur renommée croissante qui les porte à se produire dans le monde entier, ils n’ont pas oublié leur ville d’origine, Toulouse, qu’ils continuent à considérer leur maison.

  • (Antibiotik) Toulouse est influent du point de vue musicale, tous les genres sont présents, de l’Électro, du Soul, du Funk, du Jazz, du Rap, du Pop… Nous sommes fiers de notre ville.

 

C’est justement à Toulouse qu’Antibiotik et Slim Paul se sont rencontrés, il y a dix ans. Un coup de foudre artistique. Tous les deux voulant sortir du chemin, ils ont eu l’idée géniale de marier le Blues et l’Hip-hop. Deux genres qui fusionnent, deux langues, l’anglais et le français, qui se côtoient.

 

Comment cette fusion a été perçue au début par le public ?      

  • De façon très positive, au point qu’après seulement six mois de la création du groupe on a fait notre première tournée. On a toujours été très productifs, on faisait sortir environ deux EP par an et cela nous a permis de faire avancer les choses.

 

foto-3Effectivement les chiffres parlent d’eux-mêmes : 17.000 followers sur Facebook et 500 concerts en 6 ans, ce qui fait une moyenne de 6 exhibitions par mois : vous vous attendiez à un tel succès ?

  • (Slim Paul) C’est vrai que c’était une prise de risque mais c’est vrai aussi qu’il s’agit de deux genres qui sont ancrés dans la culture populaire, du coup cela ne m’étonne plus. De toute façon nous n’avons pas fait ça pour plaire mais parce que nous aimons faire ça !

 

En particulier, vous aimez parler de la société dans vos chansons, surtout de ce qui ne marche pas à l’heure actuelle.

  • (A.) Les actualités sont très importantes pour nous. Ça nous intéresse beaucoup de voir l’influence des médias sur les générations.
  • (S. P.) Nos textes communiquent aussi notre énervement face à l’injustice du pouvoir.

 

Votre dernier album, « The Last », est sorti en juin :  en plus d’une critique de la société, vous offrez un regard plus intimiste. On pourrait parler d’une évolution de votre musique?

  • (A.) Il y a sans doute une évolution évidente, suite aux expériences vécues. Nous avons grandi au cours des années (nous n’avions que 25 ans quand nous avons commencé), du coup ça change le regard vers les choses et ça change aussi la façon d’écrire nos textes.

 

foto-2À ce propos, comment naît un morceau ? Y a-t-il des lieux ou des artistes qui vous inspirent ?

  • (A.) Nous pouvons écrire n’importe où, que ce soit dans un train ou en avion.
  • (S. P.) Nous avons déjà collaboré avec des gens rencontrés sur la route et cela a été extrêmement intéressant car c’était de l’improvisation. S’il devait nous arriver des propositions de collaborations, il faudrait que ça se passe de façon spontanée, par un apéro par exemple.

 

Cette mentalité sereine caractérise Scarecrow et justifie leur choix de rester indépendants : « Cela nous permet de prendre nos décisions de façon autonome et de vivre plus tranquilles, avec moins de pression ».

C’est surtout lors des déplacements pour les tournées que le stress éclate : « C’est normal, on est quatre et après de longs voyages la tension peut souvent entraîner des disputes. Mais après, une fois sur scène le spectacle nous permet de nous lâcher et tout le reste est oublié ». C’est en ces moments- là que les Scarecrow donnent le meilleur d’eux-mêmes, avec une énergie et un élan captivants qui ne peuvent qu’emporter le public. « C’était il y a cinq ans à peu près, on devait monter sur scène à Strasbourg et il y avait un public de 20.000 personnes : on a senti la grosse foule, ça a été une expérience de scène formidable, une sensation incroyablement forte ».

Par contre, il ne manque des anecdotes moins exaltantes à raconter : « Il nous est arrivé de faire 12 heures en camion pour nous rendre sur le lieu du concert et finalement il n’y avait pas de scène. D’autres fois on s’attendait à un grand public alors qu’il n’y avait que trois personnes ».

Mais ça ce n’est plus qu’un lointain souvenir.

 

Fiorella

 

Informations pratiques

Site Internet : scarecrow

Page Facebook : scarecrow

 

(crédits photographiques Raphael Rocques)

 

Si vous voulez lire l’article en italien cliquer ici: “Scarecrow, Blues Hip Hop..

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